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Dernière mise à jour :
Publié le 10 décembre 2014

ASSOCIATION POUR LA RESTAURATION DE LA BASILIQUE

NOTRE DAME DU SAINT CORDON

Assemblée générale du 6 décembre 2014

Alexandre Bonduelle, président, ouvre l'assemblée générale en remerciant M. Marchante, 1er adjoint, représentant de la municipalité, et les différents membres de l'association de leur participation.

A. Bonduelle rappelle que depuis la dernière assemblée générale au cours de la quelle avait été annoncée une reprise des opérations, planning à l’appui, le chantier est resté tel quel, et qu’en dépit de l'engagement alors pris par la municipalité la communication est demeurée quasi inexistante sur l'état d'avancement du projet.

 Un certain découragement, mêlé d’exaspération, s'installe, il serait bon d'avoir quelques explications:

A. Bonduelle donne la parole à M. Marchant.

M. Marchant intervient au titre de 1eradjoint au maire, responsable de l'urbanisme et du commerce (et non du patrimoine). Il débute sa présentation par un rappel:

Juillet 2007, la municipalité a conclu un marché avec les entreprises CAZAUX et KELLER pour la restauration du clocher.

Octobre 2007, début des travaux. Le sous traitant entreprend les travaux sans respecter scrupuleusement le cahier des charges, un tassement du clocher est rapidement constaté.

Cette information ne parvient que fin Octobre à la municipalité.

Novembre 2007, arrêt des travaux par le maître d’œuvre. On constate alors que le clocher s'est désolidarisé de la nef mais aussi une déstructuration de la voûte n°2 celle située au dessus de l'orgue.

Un échafaudage intérieur est alors installé pour soutenir la voûte. À noter qu'a ce jour le désordre de la voûte ne semble pas stabilisé.

Point sur les expertises.

Une première expertise en date du 6 Mars 2009, dont nous ne connaîtrons les conclusions que le 8 Décembre 2014, déterminera les responsables du sinistre.

Une seconde expertise en date du 23 Mars 2011 constatant l'évolution des dommages : Le rapport a été présenté le 12 Mars 2012 par M. FAGOT. Il confirme l'inclinaison du clocher vers la place Thellier de Poncheville et le décrochement des murs latéraux vis à vis du clocher.

L'urgence étant de renforcer les échafaudages et de protéger l'orgue classé monument historique.

Un rapport de M. SINTIVE, architecte, en date du 18 Novembre 2013 confirme que le mouvement du clocher a un effet néfaste sur la nef.

Un compte rendu de la société ATISSE en date du 25 Novembre 2014 qui a réalisé des mesures sur le clocher en utilisant le principe du monitoring (technique qui analyse les effets combinés du vent) et de la température sur le clocher ) conclut qu'il n'est pas possible de statuer vers une stabilisation ou non du clocher. D'autres observations sont nécessaires.

Un dernier rapport fourni par M. BON (géomètre) conclut que le clocher a tendance à se vriller.

M. Marchant rappelle que le maire a du intervenir naguère auprès du tribunal administratif pour que l'expert présente son rapport. Il rappelle aussi que ce n'est qu'après le rendu du rapport d'expertise que le tribunal pourra statuer sur les responsabilités.

A propos de l'orgue

L'échafaudage de soutien n'est pas efficace à 100%. Des deux sociétés qui ont installé l'échafaudage, seule la société ULMA est toujours en activité. La municipalité a réquisitionné la société ULMA le 2 Juillet 2014 pour conforter l'échafaudage.

A partir du 15 Janvier 2015, une ouverture sera réalisée dans l'échafaudage pour sortir l'orgue. Les travaux (démontage, stockage, remise en état) estimés  à 1,500 000 EUR seront pris en partenariat entre la DRAC et la municipalité.

L'orgue, sous la maîtrise d’œuvre, de M. GALTIE serait entreposé en Belgique puis restauré dans une manufacture à Nantes. Un déplacement du mobilier (tableaux, statues) est envisagé, de même la mise sous caisson ventilé de l'orgue annexe. Un démontage des vitraux est aussi envisagé ce qui, aux dires de quelques membres de l'association, rappelle des heures sombres pour le patrimoine valenciennois (église du faubourg de Paris par exemple).

M. Marchant rappelle que depuis 2007 la municipalité a engagé 4,5 millions d’euros(cela étant, des subventions avaient été octroyées par la Région et l’État), mais aussi qu'en temps utile la municipalité et le maire prendront leurs responsabilités, que la priorité serait donnée à la sécurité

M. Marchant estime une sauvegarde totale de la Basilique pour environ 28 millions d'euros. Il faut envisager cela sur une période de plusieurs dizaines d'années, ce qui relativise ce faisant son montant.

A propos des subventions

L'État et la Région ont alloué des subventions à la restauration dans le respect d'un calendrier

L’État a repris une partie de sa dotation (1,700 000 EUR), il resterait 1.000 000 EUR de disponible

La Région a laissé le reliquat de la dotation complète soit 200 000 EUR

Interventions de quelques membres.

M. Jérôme Guilleminot, vice-président, intervient sur la stabilisation du clocher qui n'est pas complète du fait de l'arrêt des travaux le temps de l'épisode judiciaire.

Il estime que ce sont les différentes sociétés, cabinet d'architecte qui sont responsables. Ces intervenants ainsi que leurs assurances n'ont pas disparu, ce sont ces dernières qui doivent prendre en charge les travaux de stabilisation et non la municipalité. Il remarque aussi que le tribunal va rendre un jugement mais qu'il est dans le domaine du possible que la partie adverse fasse appel de la décision et que l'on reparte dans un nouveau cycle juridique.

M.Roland Demoulin, architecte de profession et ancien expert judiciaire, estime qu'il aurait fallu obliger les différentes sociétés à terminer les travaux dans le respect du cahier des charges. L'étape judiciaire par les batailles d'experts et d'avocats des différentes sociétés n'a fait que ralentir le chantier ce qui est préjudiciable à la restauration.

Différents membres demandent qu'un exemplaire du rapport d'expertise, qui sera présenté à la justice administrative le 8 Décembre 2014, soit remis à l'association ainsi qu’à l'affectataire. Il faut aussi que dans le futur lors de réunions entre la municipalité et les sociétés en charges des travaux, l’affectataire, des représentants de notre association, du comité de sauvegarde du patrimoine soient parties prenantes aux discussions.

Il ressort de cette assemblée générale une réelle inquiétude que les propos du 1eradjoint n’ont guère levée d’autant qu’au titre des hypothèses à envisager, M.Marchant n’a pas exclu l’arrêt définitif de la restauration, ce qui constituerait sans nul doute un gâchis énorme pour ne pas dire un fiasco peu reluisant pour l‘histoire du patrimoine valenciennois.


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