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De l'espoir à la concrétisation

Publié le 13 juillet 2019

Une basilique sans échafaudages ? Un rêve pour beaucoup de Valenciennois très attachés à ce symbole de la ville qui s’apprête à devenir réalité… A la faveur de travaux de rénovation qui ont repris à la fin du mois de septembre dernier sous la responsabilité de l’architecte François Bisman, les échafaudages intérieurs de l’édifice seront retirés dès le mois d’août. De même, notre vieille dame – inaugurée en 1864 – sera délestée de ses armatures de fer extérieures d’ici la fin de l’année. Si bien qu’elle pourra se présenter sous son plus beau jour pour les prochaines fêtes de Noël.

Les miracles de l’architecte Bisman
Lorsque François Bisman a pris les choses en main, les problèmes étaient partout : sur la voûte, sur les réseaux de pierres. « En basculant, le clocher était parti en travers et la voûte s’était ouverte« , rappelle l’architecte. L’édifice présentait d’énormes fissures : « on pouvait passer les mains entre les différentes pierres« , rappelle-t-il. Pour travailler, l’architecte et son équipe ont notamment dû « compléter et modifier l’échafaudage car il n’était pas propice aux travaux, ainsi que démonter les réseaux de pierres des grandes verrières pour ensuite pouvoir les remonter« . Aujourd’hui, « la voûte est au trois-quarts finie, et une verrière est terminée« . « Nous attendons les vitraux car nous en avons profité pour les démonter. Nous avons récupéré les morceaux qui traînaient à droite et à gauche (…) Le réseau de pierres est refait, et un autre est quasiment achevé. On a pu récupérer des anciennes pierres, mais à 90% nous avons dû changer l’ensemble » .

Pour le public, ce sera après le grand nettoyage
Si la fin des travaux de sécurisation approche, cela signifie-t-il que la basilique pourra à nouveau accueillir le public ? Pas encore tout à fait. « Il y a encore du travail« , indique Laurent Degallaix. Car il s’agira notamment de nettoyer les lieux. Et ça prendra tout le premier trimestre de l’année 2020. Des cordistes vont bientôt investir l’édifice pour boucher les trous et « régler le problème de l’arrivée des pigeons avant le grand nettoyage » . « Sinon, ce sera sans fin » . « Nous allons ouvrir sur deux mètres une partie de la toiture se trouvant le long du clocher » . De même, la végétation qui pousse sur les parois extérieures de la basilique sera aussi réduite à néant : « elle fait des dégâts. L’eau stagne, fait pousser la végétation et, par conséquent, accélère la dégradation de l’ouvrage. » Après ça, la basilique pourra retrouver son orgue –actuellement en restauration à Nantes, dans l’Aube, mais aussi près de Montpellier – et aussi sa Sainte Vierge, qui se repose depuis quelques années à l’église Saint-Géry. « Nous la chouchoutons, mais nous n’espérons qu’une chose : qu’elle retrouve rapidement son sanctuaire naturel » , sourit l’abbé Launay.

Extrait de l'Observateur du valenciennois, 29 juin 2019


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